Le festival

Les Documentaires

Archives

Cliquez sur une année pour voir les films en compétition lors cette édition. Puis cliquez sur le titre d'un film pour voir sa fiche. Cliquez de nouveau sur le titre pour refermer la fiche.


2013
La Porte du non-retour

Santiago Zannou (Bénin, Espagne)

2010, VOSTF, 75’

Alphonse Zannou a quitté le Bénin il y a 37 ans. Sans s’en rendre compte, il a laissé filer le temps en attendant que la chance lui souri. Après plusieurs années de silence et d’oubli, il décide enfin de faire le voyage à l’envers jusqu’ à sa terre natale, accompagné de son fils, qui filme le voyage.
Le film raconte ce retour au pays en quête de retrouvailles, de pardon et de réconciliation avec sa famille et avec lui-même. C’est aussi l’histoire d’une transmission en train de se faire : entre le père et le fils, qui réalise le film et qui parvient à capter au vol avec sa caméra la richesse de ses racines africaines.

La bande annonce (VO) ici

 
Hamou Beya, pêcheurs de sable

Andrey Samouté Diarra Mali

2012, VOSTF, 73 mn

Les bozo au Mali, détiennent tous les secrets du fleuve Niger. Aujourd’hui, certains ne pêchent plus le poisson mais le sable : les besoins grandissants pour les constructions à Bamako rendent cette activité peu écologique, lucrative. Gala, jeune bozo, est l’un d’eux. Il s’appuie sur sa connaissance du fleuve, sur le lien fondamental aux esprits de l’eau, pour ce  travail pénible qui lui assure des revenus.
Ce documentaire à l’image soignée permet de questionner les mutations de la société et leurs relations à la tradition.

A travers la beauté des images se dévoile la force du lien de l’homme au fleuve : « L’eau du ciel, l’eau du Niger, l’eau du lac et l’eau du puits donnent la puissance, mais aussi la vie et la mort. »

Pour voir la bande annonce du film cliquer ici

 
Le Rite, la folle et moi

Gentille M. Assih Togo

2012, VOSTF, 85 mn.

L’akpéma est un rituel, en pays kabié (au nord du Togo), au cours duquel les femmes âgées apprennent aux jeunes filles comment devenir des femmes dignes et mûres. Au cours de son initiation, Gentille, la réalisatrice, apprit des secrets sur l’histoire de sa grand-mère. Elle comprit aussi pourquoi son père la maltraitait. Aujourd’hui, choisie comme marraine pour l’akpéma de sa petite soeur, il lui revient de transmettre à celle-ci cette histoire. Ensemble, elles vont pouvoir effacer l’injure qui entache la descendance de leur grand-mère.

Un film poignant, à l’écriture très travaillée, qui révèle l’importance du lien aux ancêtres.

La bande annonce du film ici



 
Président Dia


Ousmane William Mbaye (Sénégal)

2012, VOSTF, 54 mn.

Le 17 décembre 1962, Mamadou Dia, président du Conseil de la République du Sénégal, est arrêté et traduit devant une haute cour de justice. L’homme qui avait voulu oeuvrer pour la modernisation et l’indépendance de son pays, disciple fidèle et dévoué de Léopold Sédar Senghor, est condamné à la prison à vie, maintenu de longues années derrière les barreaux par son ancien ami. A travers des images d’archive, une série d’interview, le récit d’une crise au sommet de l’État, qui intervient à un moment clé de l’histoire du Sénégal, celui de l’indépendance.

Bande annonce du film ici

 
Yvette


Marie Bassolé et Ferdinand Bassono (Burkina Faso)

2011,VOSTF, 21 mn.

Yvette, femme du village de Perkouan, témoigne de sa vie à travers les tâches quotidiennes, son environnement et ses réflexions. Bel exemple de dignité, de force et de courage filmé au plus près par des personnes de son village.
Le film est en effet issu d’un atelier de réalisation (l’Atelier Caïcedra) initié par le Mouvement Burkinabé des Droits de L’Homme et l’association Image de l’Autre. Il s’est tenu au Burkina Faso en 2011. Les réalisateurs sont des non professionnels qui se sont emparés de la caméra pour faire part de leur propre réalité.

La bande annonce du film ici

 
Terre verte

Boubacar Gakou (Mali)

2012, VOSTF, 52 mn.

Oumar est l’un des milliers de riziculteurs de la zone « Office du Niger », site aménagé pendant la colonisation pour assurer la sécurité alimentaire en riz des régions sahéliennes de l’empire français d’Afrique de l’Ouest. Oumar doit faire face à une terre qui s’appauvrit d’année en année, à des politiques d’ajustement structurelles inappropriées et à la concurrence déloyale du riz asiatique. Une situation deplus en plus intenable. Le film est un plaidoyer qui interroge sur la propriété de la terre, et qui cherche à faire changer les choses.

Bande annonce du film ici

 
2011
Sibi, l’âme du violon

Michel K. Zongo (Burkina Faso)

2010, VOSTF, 38 min.

Sibi étant aveugle, il a été initié à l’art de faire parler le violon. Maîtrisant parfaitement l’origine des ethnies et des grandes lignées familiales de Koudougou, sa ville, il émaille le quotidien de louanges et de l’histoire.

Un film pour valoriser la richesse d’une culture qui cherche des voies de transmission.

 
Parcours de réfugiés

Ali Benjelloun (Maroc)

2009, VOSTF, 52 min.

Pour de nombreux réfugiés politiques, face à la fermeture des portes de l’Europe, le Maroc est souvent la dernière étape dans la fuite. La parole est donnée à ces personnes qui ont traversé le pire et qui cherchent encore leur place. Des acteurs de la société civile et des personnes des instances administratives témoignent également.

Un film pour susciter le changement.

 
Maam Kumba

Alioune Ndiaye (Sénégal)

2008, VOSTF, 26 min.

Maam Kumba Bang est le génie du fleuve Sénégal à Saint-Louis. Au travers des paroles des habitants de la ville, le réalisateur part en quête de cette femme-génie qui le hante. Un rythme lancinant, hypnotique, à la découverte de celle « qui est eau, sable, bois ».

Des images et une poésie qui entraînent hors du temps.

 
Koukan Kourcia, le cri de la tourterelle

Sani Elhadji Magori (Niger)

2010, VOSTF, 62 min.

Zabaya Hussey, cantatrice adulée, a, par la puissance de ses chants, encouragé nombre d’hommes nigériens à l’exil il y a une vingtaine d’années. Un voyage du Niger à la Côte-d’Ivoire, en compagnie de cette énergique petite bonne femme qui manie le chant comme une magie, pour inviter les migrants à revenir.

 
Histoire d’une haine manquée

Eddy Munyaneza (Burundi)

2010, VOSTF, 26 min.

En 1993, alors que la guerre fratricide entre Hutus et Tutsis faisait rage au Burundi, des Hutus ont sauvé de la mort leurs frères tutsis et des Tutsis ont fait de même pour leurs frères hutus. Eddy et ses frères réchappent d’une mort certaine, aidés par leurs voisins hutus.

Enquête du réalisateur sur son passé, sous forme de reportage. Un hymne à la fraternité, qui témoigne d’une cohabitation réussie.

 
Gatan Yara

Abdou Malah et Anna Coendet (Niger)

2010, VOSTF, 52 min.

À Niamey, des centaines d’enfants survivent dans la rue. Tout le monde s’habitue à leur présence, ils deviennent invisibles. Gilles, jeune éducateur, entend bien donner sa place à chacun. Grâce à un foyer d’accueil, il leur permet de se reconstruire, de préparer leur avenir.

Histoire d’un défi quotidien.

 
2009
Batuque

de Júlio Silvão Tavares

Batuque

(Cap-Vert), 2006, VOSTF, 52 mn.

Le Batuque, pratiqué au Cap Vert, est à la fois une musique chantée et une danse sensuelle rythmée par des percussionnistes. Des personnes simples, dans leur quotidien, et à travers leur pratique,
nous font partager leur passion.

Quand danse, rythmes et chansons se mèlent à la vie pour l’égayer.

 
La brèche

de Abdoul Aziz Cissé

La brèche

(Sénégal), 2007, VOSTF, 32 mn.

Pour protéger la ville de Saint Louis des inondations, une brèche de 8 mètres a été ouverte sur la lagune détruisant l’équilibre de l’écosystème et par là même les ressources des habitants.

Réquisitoire contre des pratiques qui piétinent la relation harmonieuse que l’homme entretient avec le fleuve depuis des générations.

 
La robe du temps

de Malam Saguirou

La robe du temps

(Niger), 2008, VOSTF, 52 mn

A Zinder, Ousseini reprend la fonction prestigieuse de son père, chef de la confrérie des bouchers. Mais il n’a pas les moyens de cette charge

Combat de ce jeune pour recomposer ce rôle structurant, grâce à des solutions économiques adaptées au contexte d’aujourd’hui.

 
Le cri de la mer

de Aïcha Thiam

Le cri de la mer

(Sénégal), 2008, VOSTF, 26 mn.

Yaye Bayam Diouf, habitante de Thiaroye, a perdu son fils en mer, parti pour l’Europe en pirogue.

Pour réagir à cette tragédie elle a créé un collectif de femmes qui s’entraident et qui sensibilisent les jeunes sur les dangers du départ.

 
Lieux saints

Lieux saints

de Jean-Marie Teno

(Cameroun), 2008, 70 mn.

Deux figures d’un quartier populaire de Ouagadougou : Bouba qui tient un vidéo club informel et Jules César joueur et fabriquant de djembé.

A travers leur passion questionnement sur l’importance de la culture et le rôle des cinéastes africains sur le continent. Tonicité de cette composition documentaire : « le cinéma est ce qui permet de voir plus loin ».

 
Nos lieux interdits

de Leïla Kilani

Nos lieux interdits

(Maroc), 2008, VOSTF, 102 mn

Pendant quarante ans, le silence a pesé sur les disparitions, sur la violence dont l’Etat marocain faisait preuve à l’égard des opposants au régime. Le film accompagne quatre familles dans leur quête de vérité, déclanchée par la commission Equité et Réconciliation.

Un regard emprunt de pudeur sur ces secrets, ces tabous dont la jeune génération ne demande qu’à sortir.

 
Ra, la réparatrice

Ra, la réparatrice

de Mamadou Cissé

(Mali), 2007, VOSTF, 26 mn

Aucun groupe électrogène en panne ne résiste à Ra, qui grâce à son goût pour la mécanique, est devenue réparatrice.

Un film en détours, pour découvrir les petits combats quotidiens d’une femme active, bien ancrée dans sa famille et dans son quartier.

 
Thiam B.B.

de Adams Sie

Thiam B.B.

(Sénégal), 2007, VOSTF, 26 mn.

Sur les murs de la ville de Saint Louis,Thiam BB artiste,peint un personnage: Cheich Amadou Bamba, figure de l’Islam mouride et de la résistance au colonialisme.

Beauté des images pour montrer combien cet art dans la ville nourrit les âmes.

 
Victimes de nos richesses

de Kal Touré

Victimes de nos richesses

(Guinée), 2007, VOSTF, 60 mn

En septembre 2005 de jeunes migrants d’Afrique trouvent la mort lors de leur tentative de passage à Ceuta et Melilla, en Espagne. La parole de jeunes rescapés témoigne de la violence des relations entre Europe et Afrique.

A travers leur expérience, l’histoire économique et politique, des acteurs de la société civile expliquent et dénoncent.